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Zidane et l’ostéopathie

Le corps d’un sportif de haut niveau est soumis à de très nombreuses contraintes. Entorses, déchirures musculaires, tendinites, pubalgies, inflammations locales traumatismes légers sont les conséquences les plus fréquentes de la pratique du sport à répétition, et jalonnent la vie des plus grands sportifs de notre époque. Ces évènements entrainent généralement des déséquilibres et des troubles de la mobilité au sein du corps d’un sportif, et ont des répercussions sur les performances à long terme.

Un ostéopathe intervient pour remédier à ces traumatismes et améliorer les performances des sportifs qu’ils soient de haut niveau ou non. L’un des héros du football français ne s’y était d’ailleurs pas trompé alors que l’ostéopathie ne jouissait pas encore d’un statut officiel en France. Zinédine Zidane affirmait ainsi devoir sa présence en finale de la coupe du monde 98 en grande partie à son ostéopathe Philippe Boixel, qu’il venait de consulter.

Zidane passait entre les mains de l’ostéopathe depuis déjà 4 ans, et reste depuis l’un des premiers défenseurs d’une profession qui a fait du chemin mais a toujours du mal à trouver sa place dans le paysage médical français. Les témoignages du champion du monde 98 sur l’ostéopathie parlent d’ailleurs d’eux mêmes : « Boixel m’a traité pour des douleurs dorsales et des tendinites, (…) L’ostéopathie m’a ensuite aidé à accélérer la guérison de mon entorse du genou en 1999. Le fait d’être suivi régulièrement m’aide à récupérer plus facilement, à avoir une meilleure approche des matchs tant au niveau physique que de la gestion du stress. » Il conclut d’ailleurs une inteview donnée en 2002 en disant que « Le fait de se soigner naturellement en prenant moins de médicaments et d’anti-inflammatoires permet de se préserver pour l’après-football et de vieillir mieux. »

Bien qu’en 98, personne ne comprenne réellement le métier qu’il pratiquait, Philippe Boixel avait trouvé sa place au sein de l’équipe de France de football et de plusieurs grands clubs européens. Il insiste d’ailleurs déjà à l’époque pour ne pas donner une image de rebouteux ou de gourou. Il explique d’ailleurs traiter non pas la maladie mais le patient. Dans sa globalité. « Un mano a mano défiant parfois l’entendement des médecins les plus conservateurs qui diabolisent l’ostéopathie par incompréhension ».